"L'accord politique en Libye est le socle de la solution, qu’il faut préserver"

Publié le : mardi, 25 avril 2017 11:55   Lu : 24 fois
"L'accord politique en Libye est le socle de la solution, qu’il faut  préserver"
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ALGER- Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union  africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, a déclaré à  Alger, que l’accord politique en Libye est "le socle de la solution à la  crise libyenne", insistant sur l'importance de préserver cet acquis.

"L’accord politique en Libye signé le 17 décembre 2015, est le socle de la  solution à la crise en Libye. C'est un processus chapeauté par les Nations  unies, que très peu de Libyens rejettent, et qu’il faut sauvegarder", a  indiqué M. Messahel, qui a été l'invité lundi de l'émission Questions  d'actu de la chaîne Canal Algérie de la télévision nationale.

M. Messahel, qui vient d'effectuer une visite qui l'a conduit dans  plusieurs villes libyennes, a ajouté que ça "reste un accord, quelque chose  qui n’est pas sacro-saint, qui peut être revu, relu ou/et amendé".

Dans l'une des dispositions de l'accord, a-t-il rappelé, il est bien  souligné qu'"à n’importe quel moment les parties (signataires de l’accord)  peuvent se revoir, rediscuter, renégocier et revoir des articles s'il y a  lieu de le faire, ou alors d’opérer des arrangements".

Le ministre a, dans le même sens, expliqué que sa visite en Libye n'était  pas destinée à présenter une initiative, ou un projet, ni une architecture,  ni encore moins une solution, parce que, a-t-il estimé, les Libyens "ont la  capacité de le faire, et ils ont (...) une plateforme qui est là, et qu'ils  peuvent revoir".

M. Messahel a également fait remarquer que l’accord politique gère une  période de transition et celui-ci n'"est pas la solution définitive", qui  viendra après l'"élaboration d'une nouvelle constitution et la tenue des  élections". Après cela, a enchainé le ministre, "il y aura la mise en place  des institutions de la Libye".

La chambre des représentants libyenne dont le mandat a pris fin en 2015,  "ne doit sa survie qu’à cet accord politique. C’est le cas aussi pour le  conseil présidentiel", a, en outre, dit le ministre, appelant à  l'"enrichissement et l'encouragement de ce type de dialogue".

Dans le cadre de la vision algérienne de ramener tous le monde au même  agenda, visant à chercher une solution libo-libyenne et assurer un  accompagnement des pays voisins pour les Libyens dans la recherche de leur  propre solution, M. Messahel a rappelé avoir pris part, à Washington il y a quelques jours, à la quatrième session du dialogue sécurité et lutte contre  le terrorisme.

"J’ai reçu la deuxième session du dialogue sécuritaire avec la Fédération  de Russie récemment aussi. Je pars à Rome dans quelques jours dans le cadre  de concertation entre l’Algérie et l’Italie. Je pense que le rôle de la  communauté internationale c’est un peu le sens de la résolution de 22/59  des Nations Unies", a-t-il indiqué.

"C'est l’exercice auquel l’Algérie ne cesse de s’adonner avec nos  partenaires américains, français, italiens, russes et arabes. Aussi, on a  un dialogue avec l’Egypte, le Qatar, l’Arabie saoudite, et avec la Turquie,  le Royaume-Uni, la Chine, ainsi qu'avec tous les membres du Conseil de  sécurité de l’ONU", a assuré le ministre.

"A présent, les Libyens doivent discuter entre eux, le message que nous  avons transmis est que la solution doit être libyenne entre Libyens et pour  la Libye. Il faut que les gens se rencontrent", a encore insisté le  ministre, faisant remarquer, dans le même contexte, que le président de la Chambre des représentants (Saleh Akila) a, pour sa part,  affirmé qu'"il  faut une solution libo-libyenne en Libye".

Le ministre s’est félicité, en outre, des efforts de réconciliation qui se  font entre Libyens, précisant que "les Zentanis et Misratis (en conflit en  2014), ont pu aujourd’hui rétablir le dialogue entre eux, une paix s’est  instauré. Il faut les encourager".

"J’ai le sentiment que le déclic peut venir. Toutefois, il faut que ce  dialogue soit sans interférence étrangère. C'est très important", a déclaré  M. Messahel, mettant en garde contre les interférences qui "créent parfois  des problèmes, en raison des agendas et intérêts cachés".

"Mais les gens en Libye sont conscients que la solution ne peut venir que  d’eux-mêmes", a réaffirmé le ministre, avant de mettre en exergue que les  Libyens sont aussi conscients, que la complexité de la crise dans leur  pays, vient du "manque du dialogue ou de l'inexistence d'un tel dialogue".

M. Messahel a également soutenu que "les malentendus viennent du manque du  dialogue dans n’importe qu’elle situation", expliquant qu'il suffit que  "les gens se mettent autour d’une table, discutent entre eux et négocient  pour trouver des compromis".

"La situation est complexe. En même temps, elle n’est pas en inadéquation  avec les capacités de ce pays, que ce soit le potentiel humain, économique,  culturel ou sociologique". La Libye, un pays de 6 millions d’habitants,  recèle un potentiel extraordinaire, dispose de possibilités fabuleuses et  de cadres, a argumenté le ministre.

"Il y a de l’espérance, il y a de l’espoir que le processus aboutisse", a  conclu M. Messahel.

"L'accord politique en Libye est le socle de la solution, qu’il faut préserver"
  Publié le : mardi, 25 avril 2017 11:55     Catégorie : Monde     Lu : 24 foi (s)   Partagez