KHARTOUM - Pas moins de 1.5000 sud-Soudanais entrent quotidiennement au Soudan pour fuir la guerre et la famine, a indiqué jeudi un responsable soudanais, soulignant que son pays se trouve face à "ce qu'on pourrait considérer comme une situation d'urgence". Le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011, a déclaré en février l'état de famine dans certaines régions du pays, où 100.000 personnes seraient en proie à la faim. Plus de 60.000 réfugiés sud-soudanais, principalement des femmes et des enfants, sont entrés au Soudan au cours des trois premiers mois de 2017, selon l'ONU, et les responsables onusiens et soudanais s'attendent à ce que cet afflux continue. "Nous sommes dans ce qu'on pourrait considérer comme une situation d'urgence ... et nous n'avons jusque là pas reçu d'aides financières que pour satisfaire les besoins existentiels", a regretté le responsable soudanais chargé des réfugiés, Hamad Elgizouli, qui a estimé que 1.500 Sud-Soudanais entraient chaque jour au Soudan. Le nombre "augmente de jour en jour, ce qui prouve à quelle point la situation est terrible au Soudan du Sud", a déclaré Noriko Yoshida, le représentant soudanais au Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). "Nous estimons à 180.000 le nombre de Sud-Soudanais qui entreront au Soudan d'ici la fin de 2017", a-t-il ajouté. Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance du Soudan et a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts et plus de trois millions de déplacés. Plus de 365.000 Sud-Soudanais ont trouvé refuge au Soudan depuis le début du conflit.
MADRID- Le parlement catalan a appelé à promouvoir une solution politique pour mettre fin au conflit du Sahara occidental et exigé des entreprises européennes de cesser d’exploiter les ressources naturelles sans le consentement du peuple sahraoui Les parlementaires catalans, rapporte l’agence efe , ont dans une déclaration demandé mercredi à respecter et à se conformer à l’arrêt de la cour de justice de l’union européenne du 21 décembre 2016 qui précise clairement que l’accord commercial entre le Maroc et l’UE ne s’applique pas au Sahara occidental. Le parlement catalan se dit également préoccupé par l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental ce qui rend les activités des entreprises européennes contraires au droit international et européen et rappelle que toute activité commerciale au Sahara occidental est illégale sans le consentement du peuple sahraoui . Dans ce cadre, le parlement catalan a appelé l'Europe, les entreprises espagnoles et catalanes d'agir conformément au droit international et européen, afin de mettre fin à leurs activités lesquelles, a-t-il souligné, favorisent la perpétuation de l'occupation marocaine du Sahara occidental et l'exploitation de ses ressources naturelles, tout en exhortant les autorités espagnoles à se conformer au récent arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne . Dans sa déclaration, le parlement catalan a enfin réitéré la solidarité de la société catalane avec le peuple sahraoui et appelle à une solution politique, juste, durable pour mettre fin au conflit du Sahara occidental. Divers parlements régionaux espagnols ont approuvé ces dernières semaines des déclarations institutionnelles demandant le respect et l’application du récent arrêt de la cour de justice de l’union européen qui a clairement signifié que l’accord commercial entre l’UE et le Maroc n’est pas applicable au Sahara occidental. Les parlements d’Aragon, des îles Baléares, de Navarre, du pays basque, des îles canaries outre des Conseils municipaux et…
ALGER - Les Nations unies ont demandé mercredi aux différentes parties du conflit yéménite de préserver le port d'Hodeidah après les frappes aériennes menées par la coalition arabe, sur la mer Rouge ayant fait 13 morts, et ce afin qu'il continue de permettre d'approvisionner une population menacée par la famine. La coalition arabe anti-terroriste a lancé mercredi des frappes aériennes sur des positions rebelles dans les localités de Taef et Nakhlia, à environ 10 km au sud de Hodeida, le principal port du Yémen contrôlé par les insurgés, sur la mer Rouge faisant la mort de 13 rebelles, ont rapporté des sources militaires et médicales, suscitant l'inquiétude de l'ONU quant à "l'escalade militaire" sur la côte occidentale du Yémen. Par ce fait, l'équipe humanitaire sur place a appelé "toutes les parties" à assurer "la poursuite du fonctionnement du port de Hodeidah" par où transite près de 80% des importations dont la population a grandement besoin, a indiqué un communiqué. L'ONU estime à sept millions le nombre de personnes faisant face à un grave risque de famine et a appelé à des dons de 2,1 milliards de dollars pour l'aide humanitaire. Le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi n'a cessé de répéter que Hodeidah est le principal objectif des opérations militaires à venir, affirmant qu'une reconquête de cette ville portuaire permettrait de mettre fin à l'approvisionnement des rebelles en armes. Mais les organisations humanitaires s'inquiètent d'une opération militaire d'envergure dans cette ville, qui perturberait l'arrivée de l'aide humanitaire. "L'escalade militaire au Yémen notamment la militarisation de vastes territoires sur la côte occidentale et les obstacles de plus en plus nombreux à l'accès humanitaire qui en découlent constituent de graves préoccupations pour la communauté humanitaire", ont déclaré dans un communiqué les services du coordinateur humanitaire au Yémen. "Nous assistons à des…
BRUXELLES - La Conférence des pays donateurs sur l'avenir de la Syrie a permis de réunir "quelque 6 milliards de dollars" destinés à financer l'aide humanitaire qui sera apportée en 2017 à la population et aux réfugiés syriens, a annoncé mercredi le Commissaire européen chargé de l'aide humanitaire et de la gestion des crises, Christos Stylianides. "Nous avons obtenu des promesses pour 6 milliards de dollars rien que pour l'année en cours", a-t-il déclaré à la clôture de la Conférence internationale sur l'avenir de la Syrie et qui a réuni 70 délégations, notamment des Nations unies, de l'Union européenne (UE), de la région, mais également de la communauté internationale, des principaux donateurs et de la société civile, ainsi que des organisations humanitaires et de développement. Selon ce Commissaire, l'UE s'est engagée, à elle seule, à octroyer 1,3 milliard de dollars d'aide en faveur de la population et des réfugiés syriens en 2017, qualifiant le geste de l'Union qui se présente comme le premier donateur au monde pour les Syriens, de "signe tangible" de la solidarité des Européens avec ce peuple ravagé par plus de six ans de guerre. Le Commissaire Stylianides a exhorté, dans ce contexte, les donateurs à "mettre en œuvre ces promesses" pour que leurs engagements ne restent pas lettre morte. Le Haut-commissariat des Nations unies a tiré mardi la sonnette d'alarme pour alerter la communauté internationale sur le manque criant de financements pour ses programmes d'aide aux réfugiés syriens et aux pays de la région qui les accueillent. "La situation devient désespérée", a déclaré le Haut-commissaire pour les réfugiés Filippo Grandi, cité dans un communiqué. L'ONU n'aurait reçu, à ce jour, que 9% de l'aide jugée nécessaire pour aider les cinq millions de réfugiés vivant en Egypte, Irak, Jordanie, Liban et Turquie, ainsi que ceux qui ont…
BRUXELLES - L'intergroupe paix pour le Sahara occidental au Parlement européen, inquiet du blocage du processus de paix, a exhorté mercredi l'Union européenne (UE) à soutenir "activement" les efforts de la communauté internationale pour parvenir à une solution au conflit qui permette l'autodétermination du peuple sahraoui. "A quelques jours de la réunion du Conseil de Sécurité sur le Sahara occidental, l’intergroupe, "s’inquiète du blocage du processus de paix, et réclame de l’UE de participer activement aux efforts de la communauté internationale, visant la mise en en œuvre du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination", a-t-il indiqué dans un communiqué. L'intergroupe qui a élu mardi à Strasbourg la députée suédoise, Jytte Guteland, présidente en remplacement de l'Allemand Norbert Neuser, a exigé le rétablissement de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental (MINURSO) dans la plénitude de ses fonctions. "La MINURSO doit nécessairement réintégrer tout son personnel expulsé par le Maroc, et récupérer la totalité de ses compétences, en tant que mission internationale de paix pour le Sahara occidental", a-t-il souligné, mettant l'accent sur la nécessité de "doter cette mission d’un mandat de surveillance des droits de l’Homme" à l’instar des autres missions onusiennes de maintien de la paix à travers le monde. Le Conseil de sécurité de l'ONU qui devrait voter le 27 avril prochain la prorogation du mandat de la MINURSO, a prévu au programme deux réunions de consultations les 19 et 25 sur cette mission de maintien de la paix. Selon l'ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU, Nikki Halley, "il y a un fort consensus" parmi les membres du Conseil de sécurité sur le besoin de réformer les opérations de maintien de la paix pour les rendre plus efficaces. L’intergroupe a dénoncé, en outre, la répression et l’oppression marocaine au Sahara occidental,…
MADRID- La déléguée du front Polisario en Espagne, Khira Bulahi, a appelé mercredi l’Union européenne (UE) et notamment l’Espagne à se conformer à la décision de la Cour de justice de l’UE (CJUE) qui exclut le territoire du Sahara occidental de tout accord entre les pays membres de l’UE et le Maroc. La déléguée sahraouie a déclaré? lors d’une conférence de presse animée au siège de la représentation du front Polisario à Madrid que l’arrêt de la CJUE précise que le Sahara occidental est un territoire distinct et séparé du Maroc et que tout accord commercial entre l’UE et le Maroc doit se faire en consultant le peuple sahraoui par le biais de son représentant unique et légitime qu’est le front Polisario. Khira Bulahi a, en outre, souligné que "le front Polisario est en contact permanent avec le gouvernement espagnol et attend à une rencontre avec l’exécutif espagnol dont la position concenrnant l’arrêt de la Cour de justice de l’UE du 21 décembre dernier n’est pas claire jusqu'à présent." A ce titre, a-t-elle rappelé, de nombreux parlementaires espagnols ont demandé à leur gouvernement d’éclaircir sa position et de respecter l’arrêt de la CJUE pour se conformer au droit européen et international. Des institutions parlementaires espagnoles régionales ont également demandé au gouvernement central, dans des déclarations institutionnelles, le respect de l’arrêt de la CJUE concernant l’accord commercial entre l’UE et le Maroc qui ne s’applique pas au territoire sahraoui. Abordant la question des droits de l’homme au Sahara occidental, la représentante du front Polisario a indiqué que "les droits de l’Homme sont bafoués au quotidien par le Maroc et l’exemple le plus frappant est celui du procès des militants sahraouis du groupe de Gdeim Izik qui sont détenus illégalement depuis des années alors que lors des différents procès qui ont eu…
BRUXELLES- L'Union européenne (UE) et ses Etats membres devraient exhorter le Maroc lors de son audition au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, prévue en mai à Genève, à s'acquitter de ses obligations internationales" en matière du respect des droits de l'homme au Sahara occidental, ont plaidé des eurodéputés dont Florent Marcellesi, Paloma Lopez et Rita Bosaho. "Cet examen constitue une opportunité importante pour l'Union européenne et ses Etats membres d'appeler le Maroc à s'acquitter davantage de ses obligations internationales, notamment en ce qui concerne le Sahara occidental, un territoire qu'il occupe depuis 1975", ont-ils estimé dans une lettre adressée au ministre espagnol des Affaires étrangères. Le Maroc qui a déposé, fin janvier, son rapport national sur la situation des droits de l'homme, élaboré au titre du troisième cycle de l’examen périodique universel (EPU) au Conseil des droits de l’Homme, passera son oral lors de la 27ème session du groupe de travail de l'EPU aux côtés de 13 autres pays. Les eurodéputés espagnols appellent, à ce titre, le gouvernement de leur pays à "collaborer" avec ses partenaires européens au Conseil des droits de l'homme pour soumettre au Maroc, lors de l'examen de son rapport, une série de questions par rapport à la situation des droits de l'homme au Sahara occidental. Les députés européens exhortent l'UE et ses Etats membres à interroger le Maroc lors de ce grand oral, sur les mesures spécifiques qu'il a mis en place pour que le droit à la souveraineté permanente du peuple sahraoui sur ses ressources naturelles soit respecté en tout temps, en tant que composante clé du droit à l'autodétermination consacré dans les conventions fondamentales des droits de l'homme. Ils appellent l'UE à questionner le Maroc pour savoir s'il a pris des mesures spécifiques pour que toutes les activités économiques exercées sur le…
PARIS- Un contrat de formation continue pour la langue française en faveur des imams vient d’être signé entre l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l’Institut musulman de la Mosquée de Paris, a appris mercredi l’APS auprès de la Mosquée de Paris. Cette formation, courte et non-diplômante (4 heures par semaine sur 10 semaines), est organisée à destination des imams de la Mosquée de Paris, a-t-on ajouté de même source, pour la langue française afin qu’ils puissent répondre aux attentes des fidèles musulmans francophones. La formation se déroulera à Paris au Centre Pierre-Mendès-France et est assurée par le Centre de formation continue Panthéon-Sorbonne (FCPS). Le contrat, signé le 23 mars dernier par le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, et le président de l’Université Paris 1 Panthgéon-Sorbonne, Georges Haddad, prend effet le 20 avril et cessera le 1er juillet de cette année. L’Algérie, grand pourvoyeur d’imams pour des mosquées de France, assure déjà pour ceux présélectionnés une session de formation de 15 jours de la langue française à l'Institut des lectures à Alger. Cette session s'inscrit dans le cadre de la stratégie pour le choix optimal des imams qui seront affectés dans des mosquées en France comme une première étape dans le cadre de la coopération entre l'Algérie et la France. Un programme de formation a été mis en place, selon le ministère algérien des Affaires religieuses et des Waqfs, pour permettre aux imams concernés de se familiariser avec les lois de la République française, d’apprendre davantage sur la manière de traiter et d'interagir avec les musulmans en France. Un accord a été conclu entre la France et l'Algérie en 2005, rappelle-t-on, à travers lequel l’Algérie envoie des imams qualifiés et mieux formés. Par ailleurs, l’Institut musulman al-Ghazali de la Mosquée de Paris consentit des efforts dans la formation de…
BRUXELLES- L'Union européenne (UE) tiendra désormais compte, dans tout processus de négociation avec le Maroc, de l'arrêt de la Cour européenne de justice (CJUE) qui a conclu le 21 décembre dernier que les accords d'association et de libéralisation UE-Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental, a affirmé la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmstrom. "A l'avenir, la Commission tiendra dûment compte de l'arrêt du 21 décembre 2016 dans tout processus", a-t-elle écrit dans sa réponse, au nom de la Commission européenne, aux députés européens qui l'exhortaient à exclure le Sahara occidental des négociations de l'accord de libre échange complet et approfondi entre le Maroc et l'UE conformément à la décision de la CJUE. Dans une question écrite adressée à la Commission européenne, de nombreux eurodéputés dont Jill Evans, Takis Hadjigeorgiou, Kostadinka Kuneva, Lola Sanchez Caldentey et Patrick Le Hyaric ont appelé la Commission à confirmer qu' "en vertu des principes établis par la CJUE, le Sahara occidental sera exclu des négociations avec le Maroc" sur cet accord. Les députés européens ont appelé également l'exécutif européen à assurer que cet accord de libre échange complet et approfondi, en négociation entre l'UE et le Maroc depuis 2013, "ne sera pas applicable, de jure ou de facto, aux territoires sahraouis occupés sans le consentement du peuple du Sahara occidental". Selon la commissaire européenne, les négociations avec le Maroc visant à élargir l'accord commercial bilatéral existant dans la perspective d'un accord de libre-échange approfondi et complet "sont actuellement suspendues et aucune date n'a encore été fixée en vue de leur reprise". "Les institutions de l'Union européenne procèdent parallèlement à un examen approfondi de l'ensemble des implications de l'arrêt de la CJUE", a-t-elle souligné. Elle a rappelé, à ce titre, que l'UE soutient les efforts déployés par le Secrétaire général des Nations unies en…
BRUXELLES - Les participants à la Conférence internationale sur l'avenir de la Syrie ont appelé, mercredi à Bruxelles, la communauté internationale à s'unir pour donner un "fort élan" aux pourparlers de paix intersyriens à Genève et soutenir la reconstruction du pays. "Il est important d'unir la communauté internationale pour pouvoir exercer une pression sur les parties au conflit (...) de s'assurer que, dans les négociations de paix de Genève, il y a de la substance et des avancées pour une solution politique", a plaidé le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, relevant la nécessité pour la communauté internationale d'"assumer ses responsabilités". Le secrétaire général de l'ONU a exhorté, à l'occasion, la communauté internationale à "assurer une aide humanitaire efficace aux Syriens" et à faire preuve de plus de solidarité pour accueillir les réfugiés syriens et soutenir leurs communautés d'accueil. "J'espère que cette conférence permettra d'envoyer un signal très clair sur l'engagement de la communauté internationale envers le peuple syrien et envers les pays voisins de la Syrie qui ont été si généreux avec les réfugiés syriens", a-t-il ajouté. La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a souligné de son côté la nécessité d'"unir la communauté internationale" afin de donner un "fort élan" aux discussions de Genève entre les parties impliquées dans le conflit syrien sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et, en particulier, de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies et du communiqué de Genève. "Il faut unir la communauté internationale derrière ces négociations", a-t-elle plaidé à l'ouverture de la conférence, mettant l'accent sur "l'approche multilatérale" qu'elle juge "nécessaire plus que jamais" pour parvenir à une solution politique et assurer "un engagement pour la paix". Elle a souligné, à ce titre, qu'aucune partie ne peut imposer une solution au conflit syrien,…