BEJAIA - De nombreux experts, issus des universités, des centres de recherches ou agissants dans différentes structures agricoles ont plaidé mardi à Béjaïa, en faveur de l’accroissement des superficies, réservées à la production de la figue de barbarie et la massification de sa production, jugées condition sine-qua-non pour sortir d’un état de production artisanal à celui de l’industrie. Réunis à l’occasion d’une journée d’étude nationale sur cette culture les participants ont estimé en effet, qu’au vu de l’intérêt croissant que suscite cette filière, des progrès enregistrés en termes de recherche expérimentale dans les laboratoires, de l’émergence de concepteurs d’équipements pour la transformation de la figue et de ses dérivés, qu’il est temps de la valoriser et de l’exploiter de façon optimale. "Il faut impérativement planter davantage", a soutenu, Laib Makhlouf, directeur des services agricoles de la wilaya, visant notamment les zones de hautes montagnes, les terres peu rentables et caillouteuses qui de son point de vue peuvent y trouver matière à se valoriser, la figue de barbarie, ayant prouvé, qu’elle fixe et aide à la régénération des sols et ne demande de surcroît aucun investissement notable pour se proliférer. "Un (01) hectare de cactus est nettement plus rentable que son équivalent d’agrumes ou de vignes. Il y’a juste la récolte à assurer", a-t-il ajouté en mettant en évidence, l’impact de cette dernière sur l’emploi, les revenus des exploitants, la fixation des populations sur place et la contribution à la substitution aux importations. Autant de vertus, développées par ailleurs par le professeur Madani de l’université de Béjaïa, qui estime à ce titre, que cette wilaya , peut constituer une locomotive dans la promotion de cette culture en raison de l’existence en son sein d’un pôle agro-alimentaire d’excellence, susceptible de favoriser l’émergence d’un vrai tissu de PME locales spécialisées dans la figue…
ALGER- Plus de 3.000 comprimés psychotropes et 53 g de kif traité ont été saisis à Alger et à Tamanrasset par les forces de police qui ont également arrêté trois individus, alors que les descentes effectuées au niveau des points noirs à travers 5 autres wilayas ont permis la saisie de quantités de kif traité, de cocaïne et de boissons alcoolisées, a indiqué mardi la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). A Alger et Tamanrasset, 3.243 comprimés psychotropes et 53 grammes de kif traité ont été saisis outre l'arrestation de 3 mis en cause. La police de Tamanrasset a réussi dernièrement à saisir 2.696 psychotropes en possession d'un individu, âgé de 62 ans, qui s'adonnait au trafic de cette quantité à partir de son domicile. La deuxième affaire est liée à la saisie par la police de 547 psychotropes de différents types chez deux trafiquants ainsi que 53 grammes de cannabis et une somme de 14.600 DA. Les deux suspects ont été arrêtés, indique un communiqué de la cellule de communication de la DGSN. 292 unités de boissons alcoolisées, 156.25 grammes de kif traité, 58 grammes de cocaïnes ainsi que 90 comprimés psychotropes de différents types et deux bouteilles contenant un psychotrope liquide ont été saisis après des décentes distinctes effectuées à travers les wilayas d'Oran, Souk Ahras, Relizane, Bejaia et Batna, ajoute le communiqué. D'autre part, 270 CD contrefaits ont été saisis ainsi que 6 différentes armes blanches utilisées pour le vol et l'agression de citoyens, outre l'arrestation de 9 personnes suspectes dont trois repris de justice.
ALGER- Les contribuables du Centre des Impôts d’El-Harrach (CDI) pourront désormais faire leurs déclarations fiscales en ligne en attendant d’accéder au télépaiement prochainement, une opération pilote qui doit être élargie à l’ensemble des centres d’impôts d’ici à la fin 2018. La télé déclaration n’était jusque-là appliquée que pour les contribuables de la DGE (Direction des Grandes entreprises) grâce à un autre système décentralisé, a-t-on indiqué lors de la cérémonie de lancement de le nouveau système d’information centralisé tenue en présence du ministre des Finances Hadji Babaammi, du ministre délégué chargé de l’Economie numérique et de la modernisation des systèmes financiers Mouatassem Boudiaf et du Directeur général des Impôts Abderrahmane Raouia. Les 2.672 contribuables déclarés au niveau du centre des Impôts d’El-Harrach, et qui ont généré 13,5 milliards de DA de recouvrements en 2016, seront ainsi gérés dans un système informatique appelé SAP . Le contribuable pourra se présenter à la caisse des impôts où sa déclaration sera saisie dans le nouveau système pour que sa quittance de paiement soit imprimée. Il pourra également choisir d’accéder lui même au portail informatique (jibayatic.mfdgi.gov.dz), prendre un rendez -vous, remplir le formulaire d’adhésion, récupérer son mot de passe au niveau du CDI pour faire, à partir de chez lui, une télé-déclaration fiscale et imprimer son avis à payer, a détaillé la directrice des Etudes à la DGI Mme Saadoudi Djamila. Le nouveau portail de Télé-déclaration permettra donc de faciliter les relations entre l’administration fiscale et les contribuables puisque'il est accessible 24h /24 et 7jours/7, en évitant les déplacements et en renseignant le contribuable sur son calendrier fiscal actualisé, a-t-elle argué. A distance, les contribuables pourront consulter et imprimer des justificatifs de présentation (Avis à payer), créer et modifier des ébauches de déclaration, accéder et consulter les formulaires de déclaration déposées, visualiser la dette fiscale…
OUARGLA- La couverture des besoins en eau potable de la population de la région hydrographique du Nord du Sahara est assurée à quelque 203%, a-t-on appris mardi des responsables de l'Agence du bassin hydrographique du Sahara (ABH-S, basé à Ouargla). Cette mobilisation de ressources hydriques a permis une large couverture des besoins de cette région qui compte neuf wilayas (Ouargla, Biskra, El-Oued, Ghardaïa, Adrar, Tamanrasset, Illizi, Tindouf et Béchar), en dépit d’une ‘‘légère’’ insuffisance dans certaines communes, à l’instar de celles de Timiaouine (Adrar), Abalessa et Tazrouk (Tamanrasset), en raison de l’inconsistance de leurs réserves souterraines, a précisé le chef de département des études techniques à l’ABH-S, Mohamed Belghout. S’exprimant en marge d’une campagne de sensibilisation sur l’économie de l’eau menée à travers les établissements scolaires, M.Belghout a indiqué que les besoins en eau potable de ces régions, recensant 3,9 millions d’habitants répartis sur 252 communes, sont estimés à 587.215 m3/jour, sur la base d’une consommation par client estimée à 150 litres/jour. Les efforts fournis dans ce cadre ont permis la mobilisation d’une quantité d’eau exploitée estimée à 1,9 million M3/jour, puisée à partir de 1.259 forages, cinq (5) barrages d’une capacité de 150,5 hectomètres-cubes (hm3) par an, a-t-il expliqué. Ces résultats ‘‘positifs’’ sont accompagnés par des campagnes de sensibilisation sur la consommation rationnelle de l’eau, en direction des populations de ces wilayas aux potentialités hydriques estimées à 7.674 hm3/ an, destinées aux différentes catégories sociales. Retenue dans le cadre du programme annuel de l’ABH-S, en coordination avec l’Agence de gestion intégrée des ressources en eau (Agire), cette campagne de sensibilisation, lancée lundi et devant se poursuivre jusqu’à la fin du mois en cours, prévoit l’animation de 150 cours sur l’économie de l’eau à travers autant d’établissements scolaires répartis sur les neuf wilayas que coiffe l’ABH-S. Elle s’assigne comme objectifs…
AIN DEFLA - Appelée à être à l’avant-garde du développement de l’agriculture à l’échelle nationale, Aïn Defla peine à s’acquitter de cette mission en raison notamment de déficiences d’investissements dans des créneaux d’activité à forte valeur ajoutée. En dépit de ses potentialités avérées notamment en termes de disponibilité des terres agricoles, de barrages et de retenues collinaires, force est de constater que le manque d’investissements liés à l’agriculture empêche la wilaya de faire du secteur agricole un véritable moteur de développement. Dans la perspective de la mise en place d’une économie diversifiée à même de se substituer à la rente pétrolière, Ain Defla peut constituer un modèle de développement de l’agriculture pour peu que les opportunités d’investissements y soient exploitées de façon optimale, soutiennent des professionnels. Froid et stockage des céréales, en manques d’investissement A la tête des créneaux à consolider pour permettre à la wilaya d’optimiser ses atouts dans le domaine de l’agriculture, figure, incontestablement, celui du stockage sous froid. Selon le chargé des statistiques à la direction locale des services agricoles (DSA), Amar Saâdi, la capacité actuelle de la wilaya dans ce domaine est légèrement supérieure à 470 000 m3, faisant état d’un déficit de l’ordre de 350 m3. Avec un volume de production agricole qui a presque quadruplé en l’espace de 15 ans, passant de 4,80 millions qx en 1999-2000 à plus de 18 millions qx durant la saison 2015 (soit une évolution de plus de 380 %), il est évident que les capacités de stockage sous froid doivent être augmentées, a soutenu M. Saâdi. Cette nécessité est d’autant plus impérieuse que la production attendue durant la saison agricole 2018-2019 devrait dépasser les 20 millions qx, a-t-il observé. Un autre créneau, en l’occurrence celui relatif au stockage des céréales, connait un besoin pressant en matière d’investissements à…
BOUIRA - Le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, a inauguré lundi à Bouira une série de projets de gaz et d’électricité, avant d’inspecter des chantiers en cours à travers quelques communes de la wilaya et d'évaluer la cadence de leurs travaux. "Notre visite a pour objectif d’évaluer les projets d’énergie dans cette wilaya du centre du pays où le taux de couverture en matière de gaz a dépassé les 70 %", a indiqué le ministre qui a mis en service une antenne de distribution publique du gaz au profit de 1360 localités d’Ath Yakhlef, Assif Assemadh et Ath Hamad, nichés sur les hauteurs du Djurdjura. La cérémonie d’inauguration de ce poste a eu lieu en présence d’un public nombreux et de citoyens, notamment des villages concernés, soulagés d'avoir enfin cette énergie après des années d’attente. Le ministre s’est rendu ensuite sur les hauteurs d’Illyithen, un village relevant de la commune de Saharidj, où il a inspecté les travaux de réalisation d’un poste blindé d’électricité. Il s’agit d’un ouvrage composé d’un étage de 220 kilovolt (KV) et un ensemble d’infrastructures. Selon les explications qui lui ont été fournies sur place, l’alimentation de cet ouvrage se fera par la coupure de la future ligne d’électricité 220 KV reliant Bouira à Akbou (Béjaïa). Confié au constructeur MATELEC SAL pour un délai de réalisation de 20 mois, ce projet, qui a connu un arrêt de travaux à cause d’oppositions de citoyens, devra être livré d’ici au mois de juin 2017. Sur le site du projet, le ministre a instruit l’entreprise réalisatrice de maintenir le même rythme de travail qualifié de "soutenu" et renforcer les équipes sur le chantier pour le livrer le plus rapidement possible. Pour ce faire, les responsables du projet ont dû déployer l’effectif de l’usine de Bellara (Jijel) pour pouvoir achever…
BOUMERDES - Les essais techniques sur la ligne ferroviaire électrifiée Thénia (Boumerdes)-Oued Aissi (Tizi-Ouzou) dont l'ouverture commerciale est prévue le 15 de ce mois d’avril ont été effectués lundi en présence du ministre des Travaux publics et des Transports Boudjema Talai. Le coup d’envoi des essais sur cette ligne, dont les travaux de réalisation ont été achevés fin mars écoulé, a été donné à partir de la gare principale sise au boulevard Stiti à l’entrée ouest de la ville de Tizi-Ouzou, d’où le ministre et la délégation qui l’accompagnait ont pris le train vers la gare de Bordj Menail (Boumerdes). Dans une conférence de presse qu’il a animée au niveau de cette gare, le ministre a indiqué que la nouvelle ligne ferroviaire permettra de relier, grâce à des trains électrifiés et modernes d’une capacité de 1800 voyageurs chacun et des départs toutes les demi-heures, la wilaya de Tizi-Ouzou à celle Alger en passant par Boumerdes en une heure environ de trajet. Le coût du billet est de 170 DA, a indiqué le ministre qui a ajouté que les horaires de départs et d’arrivées du train seront dictés selon la demande exprimée et le flux des voyageurs. "Si une demande est exprimée tard en fin de journée, nous nous y adapteront. De même que si une demande de transport nocturne est exprimée durant le mois de Ramadhan nous sommes prêt à programmer des trains jusqu’à 01H00 ou 02H00 (matin)", a-t-il précisé. Dans une déclaration à l’APS, M.Talai a souligné l’impact socioéconomique de cette voie ferrée sur les wilayas qu’elle desservira. Cette ligne qui va contribuer au développement économique et social et de la région en connectant trois wilayas (Alger, Boumerdes et Tizi-Ouzou). Elle permet également de régler le problème de transfert des populations, notamment des étudiants et des travailleurs, entre Alger…
ALGER- Tous les rejets industriels et domestiques au niveau de la capitale seront totalement traités à l’horizon 2025, a indiqué lundi à Alger le Directeur général de la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL), Jean-Marc Jahn. S'exprimant à l’occasion de la 4ème édition du Salon national inversé de la sous-traitance, qui se tient au Palais des expositions, ce responsable a précisé qu'au niveau d'Alger 70% des volumes d'eau usées sont traités, ajoutant que la mise en service des nouvelles stations d’épuration permettrait de "traiter tous les rejets industriels et domestiques à l’horizon 2025". "La deuxième tranche de la station de Baraki, d'une capacité d’un million équivalent habitant, sera réceptionnée très prochainement. Après, ce sera au tour de la station de Zéralda. Il est prévu la finalisation du projet d’extension de la station de Reghaïa avec la protection du lac", a-t-il affirmé relevant que ces stations enregistrent un taux d'avancement considérable. "L'objectif zéro rejets polluants sera un grand exploit, pas uniquement pour la SEAAL, mais aussi pour l’Algérie qui a réussi son pari concernant le traitement des eaux usées en l’espace de 15 ans. Je ne connais pas d’autres pays qui ont pu réaliser autant d’avancées", dit-il. Répondant à une question sur les fuites d’eaux au niveau d’Alger et les mesures prises pour contrer ce problème, M. Jahn a assuré que la SEAAL a une stratégie pour être plus réactive en matière d'intervention, ajoutant que plus de 32.000 fuites sont enregistrées annuellement sur Alger. Le Dg de la SEAAL a relevé, par ailleurs, le problème du retard du paiement des fournisseurs de l'entreprises et qui persiste depuis une année, précisant que cela est dû à la conjoncture économique actuelle que connait l’Algérie. Il a assuré à ce propos que tous les fournisseurs seront payés "avant la fin du premier…
ALGER- La société des eaux et de l’assainissement d`Alger (SEAAL) a signé lundi à Alger des protocoles d’accord avec trois sociétés publiques spécialisées dans la fabrication des équipements pour l'hydraulique, ce qui permettra de substituer une partie des importations de SEAAL par la production nationale. Le premier accord, signé avec l’Algérienne des fonderies d’El Harrach (ALFEL), concerne la fourniture de bouches à clé et tampons de regards en fonte ductile. Pour le deuxième accord avec l’Algerian industriel equipment company (ALIECO), il porte sur l’expertise, la maintenance préventive et curative ainsi que sur la réhabilitation des ponts roulants de SEAAL. Quant au troisième protocole conclu avec l’Entreprise des pompes et vannes algériennes (Poval), il prévoit la réhabilitation de groupes électropompes immergés, la fourniture de colonnes montantes de forages et la formation à la maintenance des groupes électropompes. Les trois accords ont été signés en marge du Salon national inversé de la sous-traitance (Sanist) par les dirigeants de la SEAAL, ALFEL, ALIECO et Poval respectivement Jean-Marc Jahn, Zaim Bourara, Hakim Gormit et Boualem Latreche Bouteldja. La conclusion de ces trois accords, qui s’ajoutent à ceux déjà conclus avec des entreprises algériennes publiques et privées, vise à substituer une partie des importations de SEAAL par la production nationale, a expliqué son Directeur Général lors de la cérémonie de signature. "Notre société est engagée dans une politique de responsabilité sociétale en essayant d’assurer le développement local et de promouvoir l’outil national de production (...). Dans cette optique, nous avons conclu des partenariats avec des entreprises algériennes qui fabriquent des produits que nous importions auparavant", a souligné M. Jahn. "Nous essayons de fabriquer en Algérie au lieu d’importer (...) et de développer de nouveaux services et produits chez SEAAL en se basant sur la capacité humaine du pays", a-t-il ajouté. A travers cette démarche "solidaire…
BOUMEREDES - La halle aux poissons de Zemmouri El Bahri (Est de Boumerdes) peine à entrer en phase d’exploitation effective faute d'operateurs du domaine, en dépit du parachèvement de l'équipement de la structure depuis prés d’une année, ajoutant au retard cumulé depuis plus de quatre années dans sa réalisation. En effet, le visiteur du port de pêche et de plaisance de Zemmouri El Bahri, dont la réalisation remonte aux années 1950, avant de bénéficier d’une action de réaménagement dans les années 90, est vite interpellé par l’absence d'activité au sein de cette halle aux poissons dont le bâtiment imposant est situé dans une structure portuaire enregistrant pourtant une activité intense, selon le constat de l’APS. Selon Koulache Malek, un des huit concessionnaires de vente en gros au sein de cette poissonnerie, cette situation trouverait une explication dans la faiblesse des prises de poisson réalisées par les pêcheurs qui estiment, selon lui, que travailler dans ce cas de figure avec la poissonnerie serait non rentable financièrement pour eux. Pour leur part, les pêcheurs invoquent un "flou" entourant cette structure censée organiser le marché du poisson sur le plan administratif, notamment concernant le cahier des charges, outre le retard accusé dans le transfert de la gestion du port et de la poissonnerie, ce qui aurait, à leurs yeux, contribué à la création d’un "climat de suspicion" entre operateurs et gestionnaires. D’autres pêcheurs se sont carrément dits "non concernés" par cette poissonnerie, dont ils ont refusé la réalisation, dés le premier jour, ont-ils assuré, affirmant qu’ils ne traiteront nullement avec les concessionnaires, qui prennent de "trop importantes marges" de leurs gains, d’où leur préférence pour vendre directement leurs produits sur le marché classique. Une infrastructure destinée à l’organisation du marché du poisson au double plan local et régional Selon les objectifs fixés par…