ORAN -Un projet de mise en oeuvre d’un Système d’Information Géographique (SIG) pour la gestion et le développement des pêcheries algériennes est en cours d’élaboration, a-t-on appris jeudi du représentant du ministère de l’agriculture et de la pêche au Conseil d’Administration de l’Agence Spatiale Algérienne (ASAL). Dans une déclaration à l’APS, en marge de l’atelier national Alsat-utilisateurs , ouvert la veille au Centre de développement des satellites d’Oran, M. Salah-Bey Aboud, a précisé que l’objectif de cet instrument est d’arriver à une gestion durable des ressources halieutiques nationales et ce, par la mise en place et l’application des règles et des mesures relatives à l’accès et l’exploitation des ressources tout en préservant le potentiel halieutique. Au total, 39 ports de pêche et 5 plages d’échouage sont concernés par cette opération, menée en partenariat avec l’ASAL. Ce projet fait partie des cinq actions retenues au titre du Programme spatial national Horizon 2020, au profit du secteur de la pêche. Saleh-Bey Aboud, également Directeur du Bureau national des études pour le développement rural (BNEDER), a rappelé que d’autres programmes de coopération entre le ministère de l’agriculture et la pêche et l’Agence spatiale nationale sont à relever, à l’instar de la lutte contre les feux de forêts, la lutte antiacridienne et la mise en valeur des zones du Sud, entre autres. Sur ce dernier point, Lahcen Wahib Kebir, du Centre des techniques spatiales (CTS) relevant de l’ASAL, a présenté une étude hydrologique du bassin de Tindouf, préparée en collaboration avec l’Agence nationale des ressources hydriques (ANRAH). A l’aide de l’imagerie satellitaire, une carte des zones potentielles en eaux souterraines dans ce bassin a été élaborée. L’utilisation des données d’observation de la terre comme outil de prospection hydrogéologique constitue une approche intéressante, par sa capacité de fournir des informations géologiques de premier plan, notamment…
PARIS - Le nombre de fumeurs quotidiens et de morts dus au tabac ont augmenté dans le monde depuis 1990, en dépit des progrès enregistrés dans la plupart des pays depuis cette date, ont alerté jeudi des chercheurs, selon lesquels la guerre contre le tabac est loin d'être gagnée. Un homme sur quatre et une femme sur 20 étaient des fumeurs quotidiens en 2015, soit près d'un milliard, selon le rapport Global Burden of Diseases, établi par un consortium de centaines de scientifiques. Il s'agit d'une baisse significative de la proportion de fumeurs quotidiens par rapport à celle qui prévalait 25 ans auparavant, en 1990, où un homme sur trois et une femme sur 12 fumaient chaque jour. Mais en dépit de cette amélioration, le nombre de fumeurs est passé de 870 millions en 1990 à plus de 930 millions, en raison de la croissance démographique mondiale. Et le nombre de décès attribués au tabac - plus de 6,4 millions en 2015 - a augmenté de 4,7% au cours de la même période. La mortalité pourrait augmenter encore plus, car les principales compagnies de tabac visent de manière agressive de nouveaux marchés, en particulier dans les pays en développement, prévient le rapport publié dans le journal médical The Lancet. Le tabagisme provoque un décès sur dix dans le monde, dont la moitié dans seulement quatre pays: la Chine, l'Inde, les Etats-Unis et la Russie. Avec l'Indonésie, le Bangladesh, les Philippines, le Japon, le Brésil et l'Allemagne, ils représentent les deux tiers de la consommation mondiale de tabac. "Le tabagisme reste le deuxième facteur de risque de décès précoce et d'invalidité" après l'hypertension artérielle, selon l'auteur principal Emmanuela Gakidou de l'Institut de mesure et d'évaluation de la santé à l'Université de Washington. Certains pays ont connu une forte réduction du tabagisme…
LONDRES - Le monde compte 60.065 espèces d'arbres différentes, dont 9.600 au moins sont menacées d'extinction, selon la première étude universelle sur les arbres publiée mercredi par le Botanic Gardens Conservation International (BGCI), spécialisée dans la préservation de la diversité botanique. Avec 8.715 espèces, le Brésil est le pays qui compte la plus grande variété d'arbres sur son territoire. Viennent ensuite la Colombie, avec 5.776 espèces différentes, et l'Indonésie, avec 5.142 espèces, selon le BGCI, dont le siège est à Londres mais qui compte plus de cent adhérents à travers le monde. Mises à part les régions de l'Arctique et de l'Antarctique, où aucun arbre n'est recensé, l'Amérique du Nord présente la plus faible diversité, avec seulement 1.400 espèces. Au total, 58% des espèces sont présentes dans un seul pays. Ainsi, 4.333 espèces se trouvent uniquement au Brésil, contre 2.991 à Madagascar et 2.584 en Australie selon le BGCI, organisation qui réunit environ 2.500 jardins botaniques à travers le monde. L'objectif principal de ce recensement est de préserver les espèces menacées. La base de données établie doit permettre d'évaluer les risques qui pèsent sur chaque espèce d'arbre. Sur 20.000 espèces évaluées jusqu'ici, plus de 9.600 sont menacées d'extinction. Parmi elles, 300 sont en situation très critique, présentant une population de 50 arbres ou moins. Le degré de conservation des 40.000 autres espèces n'a, jusqu'ici, jamais été évalué. Mais une "proportion importante" d'entre elles - probablement un cinquième - pourrait disparaitre selon Paul Smith, secrétaire général du BGCI. Pour tenter de les préserver, les botanistes collectent systématiquement des graines qu'ils replantent ou conservent, afin d'empêcher toute nouvelle extinction d'espèce liée à la déforestation ou à la sur-exploitation des forêts. Paul Smith reconnait qu'il peut "sembler surprenant qu'on ait attendu 2017 pour publier cette liste". "Mais c'est un effort scientifique gigantesque, qui…
SKIKDA - Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf a insisté mercredi à partir de Skikda sur la nécessité de former les médecins généralistes activant à travers les différents services d’aide médicale d’urgence (SAMU) en urgentolgie. Au cours d’une visite de travail dans cette wilaya, le ministre a instruit les directeurs de la santé des wilayas de l’Est, du centre et de l’Ouest du pays à l’effet de lancer cette formation, sanctionnée par un certificat d’études spécialisées (CES), dès la prochaine rentrée universitaire. Il a, à ce propos, ajouté que la formation est d’une durée oscillant entre 18 et 24 mois, avec une semaine de cours dispensée chaque mois. M. Boudiaf a souligné que la formation en urgentologie sanctionnée par des CES donnera lieu à la promulgation d’un "statut particulier" pour cette corporation, mettant l’accent sur le volet de la formation dans l’amélioration du service dans le secteur de la santé. Le ministre qui a procédé à l’inauguration du service d’aide médicale d’urgence à l’établissement hospitalier Abderrazak Bouhara, mis en service en juillet dernier, a rappelé que les SAMU, à travers le pays, bénéficient d’une autonomie financière. Cette structure médicale a reçu depuis sa mise en service 898 appels téléphoniques pour intervention, soldés par 514 sorties de terrain, selon les explications fournies sur place. Parallèlement, M. Boudiaf a annoncé l’ouverture "dans le courant du premier trimestre 2018" de l’hôpital des brûlés en cours de réalisation au nouveau pôle urbain de Bouzaâroura à l’Est de Skikda. Le ministre a donné des instructions à l’effet de redoubler les efforts et renforcer le chantier de cet nouvel établissement pour la réception ‘‘dans les délais impartis’’ de cette infrastructure sanitaire dont le taux d’avancement des travaux avoisine les 50%. La wilaya de Skikda a réalisé un…
SIDI BEL-ABBES - Les participants à la 8ème journée médicale militaire ont insisté, lors d'une rencontre mercredi à Sidi Bel Abbes, sur la nécessité de s’adapter aux nouveautés en matière de médecine et de prévention pour une meilleure prise en charge médicale et au rôle des services de santé militaires en cas de crises et de catastrophes. Des médecins, des enseignants militaires d'établissements et services de santé militaire et des praticiens civils ont mis l’accent, lors de cette rencontre abritée par l’Ecole d’application des services de santé militaire "chahid Dr Yahia Farès" de Sidi Bel-Abbès, sur le développement des connaissances, l'échange d'expériences et l'adaptation aux nouveautés de la médecine pour une meilleure prise en charge des malades. Les praticiens ont abordé des thèmes inhérents à l'hypertension artérielle (HTA) et au diabète, aux voies et moyens de prévention et de prise en charge de ces maladies et au rôle des services de santé militaire lors des grandes catastrophes. Le commandant de l’Ecole, le général Ghaith Fawzi Zine El Abidine a salué les efforts du haut commandement de l'Armée nationale populaire (ANP) pour assurer une formation permanente et continue en matière de santé en organisant ce genre de manifestations et rencontres scientifiques au niveau des écoles et des centres de formation. L’objectif de la tenue de cette rencontre est de "créer un espace favorable à l’échange d'expériences et de connaissances et d'aborder les nouveautés en médecine de catastrophes", a-t-il souligné. Cette rencontre médicale, qui a vu la participation de représentants de laboratoires pharmaceutiques, s'inscrit dans le cadre du programme des manifestations scientifiques et techniques élaborées par la direction centrale des services de santé militaire du ministère de la Défense nationale (MDN) pour l’exercice 2017.

Lancement avant fin 2017 de Alcomsat1

mercredi, 05 avril 2017 16:33
ORAN - Le satellite algérien de télécommunications "Alcomsat-1" sera lancé avant la fin de l’année en cours, a annoncé mercredi à Oran le directeur de l’Agence spatiale algérienne (ASAL). Lors d’une conférence de presse en marge de l’ouverture de l’Atelier national Alsat-utilisateurs, Oussedik Azzedine a indiqué que la conception de ce satellite a été réalisée en attendant son lancement. "Ce satellite sera lancé à partir de la Chine avant la fin de l’année en cours, en collaboration avec nos partenaire chinois", a-t-il souligné. Pour le choix du pays, M. Oussedik a expliqué que la Chine est beaucoup plus expérimentée en matière de lancement des satellites de télécommunications dont le poids dépasse 5 tonnes et que l’Inde n’en a lancé que deux. "Nous avons choisi la sécurité", a-t-il déclaré. Alcomsat-1 permettra d’avoir Internet partout et en permanence en Algérie, de couvrir la totalité du territoire national et d’atteindre les régions les plus enclavées. Il s’agira en outre d'un système de secours en cas de rupture de la connexion via la fibre optique qui évitera à l’Algérie des black out comme celui enregistré en 2015 suite à la rupture du câble sous-marin de fibre optique, a-t-il soutenu, avant de déclarer que "dans le cas où la connexion via fibre optique sera perturbée dans une région donnée, on aura la possibilité de basculer sur le satellite".
ORAN- L’imagerie satellitaire est une donnée centrale dans un système d’information géographique et utile pour prendre les bonnes décisions, a indiqué mercredi à Oran le directeur de l’Agence spatiale Algérienne (ASAL). S’exprimant à l’ouverture d’un atelier national Alsat-utilisateurs, Oussedik Azzedine a précisé que l’imagerie satellitaire est un élément clé et une donnée centrale dans un système d’information géographique (SIG) sans laquelle "nous ne pouvons prendre les bonnes décisions", a-t-il dit. "Toute décision d’aménagement du territoire, de gestion des ressources, de projets intégrés doit s’appuyer sur des outils importants d’aide à la prise de décision, sans lesquels cette dernière (décision) ne serait pas fiable", a souligné le responsable. Pour M.Oussedik, le lancement de satellites n’est pas un objectif en soit, mais un moyen pour répondre aux besoins nationaux en matière d’images satellitaires dans les différents secteurs. Il s’agit, principalement, de répondre aux besoins en matière d’imagerie satellitaire de plusieurs ministères comme ceux de la défense nationale, de l’Intérieur, des transports et travaux publics, de l’agriculture, de l’environnement, de l’aménagement du territoire, du tourisme et artisanat, et de la culture. Le directeur de l’Asal a estimé que la généralisation de l’utilisation des images satellitaires pour l’ensemble des secteurs est un objectif à atteindre, puisque, a-t-il noté, dans un SIG, l’imagerie Alsat est une information centrale car elle apporte cette dimension d’actualisation des données. De son côté, le directeur du Centre de développement des satellites (CDS), Kameche Mohamed, a souligné que la bonne exploitation par des utilisateurs des images satellites fournies par les satellites algériens pour élaborer des stratégies et des plan d’action, représente une participation de l’ASAL dans le développement du pays . Cinq sessions thématiques sont prévues deux jours durant. Il s’agit de l’imagerie Alsat et cartographie du territoire, l’imagerie et la gestion des grandes infrastructures telles les autoroutes, les routes…
PARIS - Les personnes qui ont consommé des antibiotiques de façon importante entre 20 et 60 ans présentent ensuite plus fréquemment des polypes, des petites lésions bénignes de la paroi de l'intestin qui peuvent à long terme évoluer en cancer, observe une étude publiée mercredi. L'étude a porté sur environ 16.600 femmes américaines de plus de 60 ans ayant effectué au moins une coloscopie. Parmi elles, 1.195 se sont vu détecter des polypes, ou adénomes colorectaux. Les auteurs de l'article ont observé que celles qui avaient été traitées par des antibiotiques pendant au moins deux mois cumulés entre leurs 20 ans et leurs 39 ans avaient 36% de probabilité en plus d'avoir des polypes dans le colon ou le rectum par rapport à celles moins traitées par antibiotiques, selon l'article publié dans Gut, une revue médicale spécialisée dépendant du British Medical Journal (BMJ). Chez les femmes ayant reçu des antibiotiques pendant au moins deux mois entre 40 ans et 59 ans, la fréquence des polypes est 69% plus élevée, ajoutent les auteurs, majoritairement issus de la Harvard Medical School et de la Harvard TH Chan School of Public Health, à Boston. Cette étude constate une situation statistique mais n'établit pas de lien de cause à effet entre la consommation d'antibiotiques et l'apparition des polypes, avertissent les auteurs. Toutefois un tel lien serait "une explication biologique plausible", soulignent-ils. Les antibiotiques altèrent la flore intestinale, en diminuant le nombre et la diversité des bactéries qui y sont présentes, et qu'ils réduisent la résistance aux infections. Mais pour Sheena Cruickshank, immunologiste à l'université de Manchester, qui n'a pas participé à l'étude, les antibiotiques restent "des médicaments essentiels pour traiter les infections bactériennes et, lorsqu'ils sont prescrits et utilisés correctement, ils peuvent sauver la vie".
BISKRA - Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a insisté mardi à Biskra sur la nécessité de valoriser les jumelages entre les établissements hospitaliers et de consolider les programmes de prévention pour faire barrage aux épidémies dans les régions du Sud du pays. Dans son intervention à l’ouverture du séminaire nationale sur le dossier de la santé dans le Sud du pays en présence de directeurs centraux et directeurs de la santé de 13 wilayas du Sud, le ministre a préconisé de ‘‘dynamiser les jumelages entre les établissements hospitaliers du Nord et ceux des Hauts plateaux et du Sud pour offrir une couverture sanitaire de qualité pour la population de ces zones’’. En 2016, ce mécanisme de jumelage a permis de dispenser aux profits des habitants du Sud 35.286 consultations médicales, 3.017 opérations chirurgicales et 207 stages de formation aux travailleurs locaux du secteur, a noté M. Boudiaf en soulignant que le jumelage permet de tirer avantage de l’expérience des staffs médicaux du Nord pour assister les équipes médicales locaux à assurer une prise en charge ‘‘exemplaire’’ aux patients. Le ministre a également insisté sur la poursuite de la mise en œuvre des divers programmes spéciaux Sud de lutte contre l’envenimement scorpionique, le trachome et la malaria ainsi que la consolidation de la prévention épidémiologique dans les wilayas du Sud en raison des menaces sanitaires pesant sur les populations locales. Il a également appelé à densifier le programme de lutte contre la malaria afin de l’éradiquer et a noté que l’Algérie figure parmi ‘‘les quelques pays en phase d’éradiquer totalement cette épidémie’’. Le ministre a rappelé également que l’Algérie a été déclarée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme zone ‘‘indemne’’ de la poliomyélite. Dans son intervention durant cette rencontre,…
ALGER- Quatre organisations syndicales activant dans le secteur de la santé publique ont annoncé mardi la création de la "Coordination des syndicats de la santé (CSS)", a indiqué un communiqué signé par ces syndicats. Cette nouvelle coordination est composée du Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), du syndicat national algérien des psychologues (SNAPSY), du Syndicat national des médecins généralistes de santé publique (SNMGSP), et du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP). Ces organisations soulignent avoir opté pour cette coordination pour "améliorer les conditions socioprofessionnelles des adhérents, consacrer la concertation et la négociation avec les syndicats de la coordination sur tous les dossiers relatifs aux professionnels de la santé et au système de santé". La CSS vise aussi, selon ses initiateurs, à "assurer l'équité de l'accès aux soins de qualité et à préserver les acquis du système national de santé et sa pérennité". Se déclarant "ouverte à toute entité syndicale se reconnaissant dans les objectifs énoncés et respectueuse de la déontologie syndicale", la coordination souligne que "son but ultime est de créer une Fédération des syndicats de la santé, prélude à une confédération des syndicats".